Voici quelques astuces pour renégocier son hypothèque

renégocier son hypothèque

La rentrée n’est pas qu’une affaire de cartables et de cahiers. C’est aussi un moment charnière pour vos finances. Les vacances sont terminées. Les routines reprennent. Et les banques sont prêtes à renégocier son hypothèque à la rentrée.

Chaque année, une majorité d’emprunteurs renouvellent leur hypothèque sans magasiner. Ils acceptent l’offre de leur prêteur actuel. Cette paresse coûte cher. Parfois des milliers de dollars en intérêts, comme le souligne Nesto.

Voici ce qu’il faut savoir pour renégocier son hypothèque à la rentrée et transformer cette période en économies.

Pourquoi la rentrée est le bon moment

La rentrée offre une fenêtre d’opportunité que peu d’emprunteurs exploitent.

Les taux sont plus compétitifs

L’automne est une période active pour le marché hypothécaire. Les prêteurs cherchent à atteindre leurs objectifs annuels. Ils sont plus ouverts à la négociation. Les taux affichés en septembre peuvent être meilleurs que ceux de l’été, selon les analyses de Ratehub.

Vous avez le temps de magasiner

La rentrée marque la fin de la période estivale. Vous êtes de retour à votre routine. Vous avez le temps de comparer les offres. De consulter un courtier. De faire jouer la concurrence. Attendre la dernière minute vous force à agir dans l’urgence, comme le rappelle Nesto.

Les taux directeurs sont stables

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de ses récentes annonces. Cette stabilité offre un contexte prévisible. Vous savez à quoi vous attendre. Vous pouvez planifier sereinement.

Les deux scénarios : renouveler ou renégocier son hypothèque

Il faut distinguer deux situations. Elles n’ont pas les mêmes règles.

Le renouvellement à l’échéance

Votre terme arrive à échéance. Vous recevez une offre de renouvellement de votre prêteur. C’est le moment idéal pour négocier. Vous pouvez accepter, refuser ou magasiner ailleurs. Aucune pénalité ne s’applique. C’est la voie royale pour économiser.

La renégociation en cours de terme

Vous voulez changer les conditions avant l’échéance. Cette démarche est possible. Mais elle entraîne presque toujours des frais. Votre contrat prévoit une pénalité si vous rompez les conditions avant le terme, comme l’explique Ratehub.

Les frais à anticiper

Avant de renégocier, comprenez les coûts.

La pénalité de rupture

Pour un taux variable, la pénalité correspond généralement à trois mois d’intérêts. Pour un taux fixe, elle est calculée selon le plus élevé entre trois mois d’intérêts et le différentiel de taux, selon Ratehub.

Le différentiel de taux est la différence entre votre taux actuel et le taux en vigueur pour la durée restante. Cette formule peut être coûteuse. Un exemple concret rapporté par Nesto : une hypothèque de 400 000 à 6,47. Les frais de notaire à 1 500 .Le coût total : 7861. Les économies d’intérêts sur trois ans : 18 560 . L’économie nette : 10.700

Les frais de notaire

Un refinancement exige une nouvelle signature chez le notaire. Comptez entre 900 et 1500 en honoraires, plus 300 à 600 de débours, selon Nesto.

Les frais d’évaluation

Si vous changez d’institution, une évaluation de la propriété peut être exigée. Ces frais varient selon le prêteur.

Comment calculer si ça vaut la peine

La question centrale est simple. Les économies dépassent-elles les coûts ?

La méthode

Comparez le coût total de votre hypothèque actuelle jusqu’à l’échéance avec celui d’un nouveau contrat incluant la pénalité et les frais. Si les économies sont positives, l’opération est rentable, selon Nesto.

La règle du pouce

Si votre renouvellement est dans six mois ou moins, la fenêtre est généralement trop courte. Les frais de pénalité dépasseront les économies. Si votre terme court encore deux ans ou plus, la renégociation peut valoir la peine.

L’exemple chiffré

Reprenons l’exemple précédent. Avec trois ans restants, l’économie nette est de 10 700 . Soit environ 515 par mois d’économie, selon les calculs de Nesto. Ce calcul justifie la démarche.

Les stratégies pour maximiser vos économies

Voici comment tirer le meilleur parti de votre hypothèque à la rentrée.

Magasinez plusieurs prêteurs

Ne vous limitez pas à votre banque actuelle. Consultez au moins trois institutions. Comparez les taux, les conditions et les frais. Un courtier hypothécaire peut faire ce travail pour vous. Ses services sont généralement gratuits pour l’emprunteur, comme le rappelle Nesto.

Négociez avec des arguments

Votre dossier a de la valeur. Vous avez un historique de paiement. Vous avez de l’équité. Utilisez ces atouts. Demandez une réduction de taux, la prise en charge des frais de notaire, des privilèges de remboursement anticipé.

Choisissez le bon type de taux

Le taux fixe offre la stabilité, le taux variable suit le marché, le choix dépend de votre tolérance au risque et de votre situation. Comme le souligne Nesto, si le taux variable était toujours gagnant, le taux fixe n’existerait plus.

Utilisez vos privilèges de remboursement

Avant de payer une pénalité, vérifiez vos privilèges de remboursement anticipé. La plupart des contrats permettent de rembourser 10 % à 15 % du capital par an sans pénalité, selon Nesto. Utilisez ces privilèges pour réduire votre solde. La pénalité sera calculée sur un montant plus faible.

Préparez votre dossier à l’avance

Rassemblez vos documents. Preuves de revenus. Relevés bancaires. Avis de cotisation. Évaluation de la propriété. Un dossier complet accélère le processus. Il vous donne du pouvoir de négociation.

Tableau : Renouveler ou renégocier en cours de terme ?

CritèreRenouvellement à l’échéanceRenégociation en cours de terme
PénalitéAucuneOui (3 mois d’intérêts ou différentiel)
Frais de notaireNonOui (900 à 2100)
FlexibilitéTotaleLimitée par le contrat
Économies potentiellesÉlevéesVariables selon la durée restante
Moment idéal3 à 6 mois avant l’échéanceTerme restant de 2 ans et plus

Les erreurs à éviter

Certaines erreurs annulent les bénéfices de la renégociation.

Accepter la première offre

L’offre de renouvellement de votre prêteur est une offre de départ. Elle est rarement la meilleure. Négociez toujours. Le pire qui puisse arriver est un refus.

Ignorer les frais cachés

Frais d’administration, de réinvestissement, de mainlevée. Ces coûts s’ajoutent à la pénalité. Lisez votre contrat attentivement avant de vous engager, comme le recommande Nesto.

Attendre la dernière minute

Si vous attendez le mois précédant l’échéance, vous n’avez plus le temps de magasiner. Vous acceptez l’offre par défaut. Commencez les démarches trois à six mois avant l’échéance, selon Nesto.

Négliger l’assurance prêt hypothécaire

Si votre mise de fonds était inférieure à 20 %, vous payez une assurance prêt hypothécaire. Cette assurance est liée à votre prêt. Un refinancement peut l’affecter. Renseignez-vous auprès de la SCHL.

Conclusion : La rentrée est une opportunité à saisir

Renégocier son hypothèque à la rentrée est une démarche rentable. Les taux sont compétitifs. Vous avez le temps de magasiner. La stabilité des taux directeurs offre un contexte prévisible.

Ne laissez pas passer cette fenêtre. Consultez un courtier. Comparez les offres. Négociez avec des arguments. Calculez les économies réelles. Et prenez une décision éclairée.

Votre hypothèque est votre plus grande dette. Chaque point de pourcentage économisé représente des milliers de dollars. La rentrée est le moment de vous en occuper.

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